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La cabane
à sucre



Les Québécois sont passés maîtres dans la fabrication du sirop d’érable. La réputation du sirop d’érable du Québec a traversé les frontières depuis longtemps. De père en fils, l’érablière s'est modernisée et est devenue une affaire de gros sous.


Dans mon temps

Une fois par année, la famille se rendait à l’érablière d’un de mes oncles. C’était un fermier prospère, mais je me demande si l’érablière lui rapportait des sous. C'était plutôt la cerise sur le gâteau! La cabane ne pouvait contenir guère plus d'une vingtaine de personnes. Seuls, famille et amis y étaient bienvenus.

Pour se rendre à la cabane, la façon la plus simple était d’utiliser l'auto. Un petit chemin contournait l’immense champ et longeait l’érablière. L'auto était stationnée à 300 pieds (100 mètres) de la cabane à sucre.

Mais la façon de s'y rendre la plus excitante pour moi, qui n'avait que douze ans à l'époque, était de partir de la ferme, debout derrière le tonneau reposant sur une plate-forme munie de skis et tirée par un cheval de trait. Ce cheval me paraissait imbattable et sa stature m'impressionnait. Il connaissait bien son parcours, pas besoin de crier à hue et à dia! Il se rendait de lui-même à l'arrêt, traversant champs et marécages, faisant souvent de pénibles efforts pour sortir de la boue où l'on s'était enlisé. Quelle aventure grisante et électrisante que le bruit des sabots et des grelots ("gréements" disait mon oncle), les battements de coeur dans les tournants où le chariot semblait vouloir se renverser sur le côté, l'ombre des arbres jouant sur la neige, et la carrure de mon oncle contrastant avec sa douceur. Pour un enfant de la ville, tout cela valait bien un saut en parachute aujourd'hui!

Ce tonneau de métal recueillait l'eau des seaux accrochés aux érables et, le tour de l'érablière terminé, on revenait à la cabane, derrière laquelle une structure surélevée permettait au cheval d’amener le tonneau au-dessus d’un réservoir qui recevait la sève. Le cheval savait exactement où se placer.

L’eau d’érable était ensuite dirigée dans le bac géant pour être bouillie. Sous le bac, se trouvait un poêle à bois de la même dimension. Des bûches étaient ajoutées au besoin, car la réussite d’un bon sirop est une affaire de température. En bouillant, l’eau d’érable s’épaississait et devenait du sirop.

Mon oncle répandait un filet de sirop sur la neige et au contact du froid, ce sirop durcissait pour devenir une tire onctueuse et irrésistible. À l'aide d’un bâtonnet, on enroulait la tire avant même qu'elle ne soit trop dure, et on la dégustait lentement. Quel délice! J'en frissonne encore. On repartait alors le bec sucré et le coeur content.

Voir Sirop d'érable




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