Henri Paré
L'intellectuel dont la richesse est toute intérieure n'a rien à craindre du percepteur qui voudrait le taxer sur ses signes extérieurs de richesse. (Raymond Devos)


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Poèmes

· Les prédateurs et la proie
· On arrête pas le progrès!


Texte

· Le burnout
· Mystère parallèle


Les prédateurs et la proie

On a tous souvent vu à la télé,
Une antilope déposer son petit
Dans un lieu sûr, un buisson caché
Et partir dans le Sérengeti.
Filer à des vitesses folles.
Parfois, oh malheur !
Le petit est la proie
Des grands prédateurs.
Voici donc un conte, bien de chez nous
Ressemblant à une histoire de fous.
Commençons, comme il se doit
Par : Un beau jour…
L’imagination déposa son magot
On ne sait pas, petit ou gros ?
Mais on sait que la folle du logis
S’éloigna seule, dans son Sérengeti.
Planter là son magot ! Grave erreur.
Pour elle bien sûr, pas pour les prédateurs.
Venant d’Ottawa, le mâle, impôt fédéral,
Et de Québec, la femelle, impôt provincial,
Reniflèrent de leurs puissants naseaux,
L’imperceptible odeur émanant du magot.
Ainsi orientés, ils trottèrent hardiment,
Vers la proie naïve, qui gisait toute seule.
De la loi de la jungle, ignorant les rudiments.
Les impôts ouvrirent toute grande la gueule
En montrant leurs grands crocs,
S’arrachèrent du butin les lambeaux.
Puis disparurent, les flancs arrondis.
Eh ! On remarqua quelques résidus,
gisant là abandonnés, libres de dus.
Mais pas pour longtemps.
Un groupe de hyènes,
De fétides haleines,
Accoururent sur-le-champ.
Elles engloutirent sans peine,
Capital et intérêts.
Elles étaient en liesse
Les taxes tvq, tps.
Finalement, rien !
Il ne restait
Plus rien !
Rien.










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