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Noël



DÉFILÉ

Fin novembre, le défilé du Père Noël me plonge dans ce merveilleux passé de mon enfance. L'euphorie débutait avec le défilé du Père Noël, et se terminait parfois à l'Épiphanie. Je me rappelle cette forte émotion, sur les épaules de mon père, écarquillant les yeux à chacun des chars allégoriques, tous plus féériques les uns que les autres. Le bout du nez rouge et mes petits doigts gelés, j'étais impatient de voir arriver le Père Noël, et la Fée des Étoiles. Je posais mille fois la même question: "C'est quand qu'il arrive le Père Noël?". Aux premiers AH! AH! AH!, l'excitation était à son comble! Tout de rouge et de blanc vêtu, ce personnage impressionnant avec ses grandes boucles blanches et sa barbe imposante, m'inspirait à la fois de la crainte et de l'admiration. Et que dire de son immense sac où se trouvaient les étrennes de tous les enfants de la planète. Les miennes s'y trouvaient sûrement! Ce soir-là, le sommeil était long à venir.


Rencontre avec le vrai Père Noël

Il n'y avait qu'un Père Noël, et c'était celui du défilé. Tous les autres de la ville n'étaient que ses aides, car il ne pouvait être partout à la fois. Venu du pôle Nord sur son chariot tiré par des rennes, il séjournait chez Eaton, à Montréal. C'est ce que disait papa. Il arrivait à l'avance pour savoir si les enfants avaient été bien sages et méritaient leurs étrennes, et aussi pour être certain qu'il n'avait oublié personne. On allait donc avec maman, chez Eaton, rue Ste-Catherine, revoir le vrai Père Noël. Je m’assoyais timidement sur ses genoux et, de sa voix grave, il me demandait si j'avais été bien sage. Je louchais discrètement vers ma mère et mes frères, qui se tenaient tout près, bien sûr, et je répondais d'une petite voix hésitante: "oui, Père Noël". Mais j'attendais fébrilement la fameuse question: "qu'as-tu demandé au Père Noël"? C'était toujours la même question, formulée différemment. J'étais à peine remis de mes émotions que la Fée des Étoiles, majestueuse, remettait un petit quelque chose, des bonbons je crois, à chacun de nous. On comptait désormais les jours jusqu'à Noël.


Arbre de Noël

Début décembre, un certain soir, Papa rentrait à la maison avec cet arbre magnifique. C'était le sapin de Noël. Pas une épinette, mais un vrai sapin, qui embaumait toute la maison. On mangeait en toute hâte, et Papa se pressait de poser toutes ces brillantes petites lumières multicolores, ainsi que l'étoile des rois Mages au sommet de l'arbre. C'était sacré. Une lumière blanche clignotait sur cette étoile, nous rappelant la naissance de Jésus. À notre tour, nous garnissions le sapin de boules, glaçons, guirlandes et figurines. C'était la fête! Sous l’arbre, on créait le village, avec maisons et arbres miniatures et la crèche, de grandeur disproportionnée par rapport au village, était placée en évidence. Curieusement, un train électrique traversait quelquefois ce village. On ne se posait pas de questions. On admirait et le village et le train!


La Veille de Noël, le grand jour

Chez nous, on n'avait pas de foyer. Le Père Noël n'arrivait donc pas par la cheminée. Il sonnait à la porte. J'attendais son arrivée fébrilement. Mais comme il était en retard la plupart du temps, vers neuf heures il fallait se coucher. Je luttais contre le sommeil, guettant le moindre bruit. Hélas! je finissais toujours par dormir. Soudainement, on entendait un tintement joyeux, et les yeux lourds de sommeil, on courait vers l'arbre. Le Père Noël était passé. Je courais vers la fenêtre, il était déjà loin. Mais à la vue des boîtes multicolores, enrobées de rubans flamboyants et garnies de choux, ma peine était vite dissipée. Nous déballions alors nos cadeaux sans ménagement pour le beau papier qu'on répandait partout sur le plancher, trop pressés de savoir si le Père Noël nous avait bien compris. Nos parents nous observaient tendrement et riaient. La table était garnie de gâteries, plus appétissantes les unes que les autres, mais notre attention se portait sur les jouets. C'était l'enchantement. Puis, cette belle soirée finissait à l'Église, à la messe de minuit, qui nous paraissait très longue malgré ses beaux chants traditionnels. Au retour, on ne se faisait pas prier pour aller se coucher. Après une nuit de sommeil écourtée, nous nous levions avant les parents, heureux et ravis de retrouver nos jouets.


Jour de Noël

Le traditionnel souper de Noël, dinde et atocas, nous attendait, soit à la maison, soit chez une tante. Après le souper, les parents jouaient aux cartes ou dansaient , et les enfants, fiers de leurs nouveaux jouets, les comparaient à ceux de leurs cousins.


QUELQUES NOËLS PLUS TARD

Les enfants ont grandi. C'est l'adolescence. Après la distribution des cadeaux, tantes, oncles, cousins, cousines se rencontrent pour une soirée dansante qui se terminera tard dans la nuit. Malgré une courte nuit de sommeil, le souper traditionnel à la maison ou chez une tante a toujours lieu et tout le monde est invité.


LES NOËLS D'AUJOURD'HUI

Les familles se sont élargies. Elles peuvent difficilement se rassembler comme autrefois. Les rencontres sont tout aussi animées et plaisantes. Parents, frères et soeurs avec leur conjoint, ainsi que petits-enfants se retrouvent autour d’une table pour un repas gastronomique digne de l’occasion, et arrosé de bon vin. Les rires fusent et la musique entraîne les convives qui chantent et dansent autour de la table.

Une année, la famille se rencontre chez l’un, et l’année suivante, chez l’autre. On ne compte pas qui reçoit ou non, mais il y a ceux qui reçoivent tellement bien que leur tour revient plus souvent. Ils aiment recevoir et les hôtes apprécient.

Alors, voilà.
JOYEUX NOËL!



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