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Pâques



Le carême

Quarante jours avant Pâques, débutait le carême. Les enfants se privaient de friandises et mon père, de bière. Je ne me souviens pas de la difficulté de cette privation pour nous ni pour mon père. Quelques jours avant la fête, les parents achètaient les lapins et les poules en chocolat pour le dimanche de Pâques.


La semaine précédant Pâques (chez la petite Louise)

C’était le moment de renouveler notre garde-robe. Maman nous amenait magasiner sur la rue St-Hubert pour nous habiller de la tête aux pieds. Elle nous achetait les indispensables accessoires blancs pour la circonstance : souliers, petits bas et gants en dentelle. Nous avions droit aussi à un petit chapeau de paille pour la messe, ainsi qu’une jupe et une blouse fleurie. Nous devions être impeccables. Tout le monde allait se regarder à la messe le dimanche, les enfants, du moins les petites filles, comme les grands.


Pâques

Cette journée était joyeuse. C’était le moment d’étrenner les habits neufs. La messe de Pâques durait plus longtemps que d’habitude, mais valait l’attente puisque après, le carême était terminé. Au retour à la maison, les parents sortaient les friandises, fraîchement achetées et toutes plus alléchantes les unes que les autres. Il fallait tout de même mettre la pédale douce puisqu’il y avait le repas de Pâques et plus tard, les fameux chocolats. Mon père prenait enfin sa première bière.

Le repas se composait, entre autres, du traditionnel jambon, de viandes froides et de la fameuse salade de "patates", accompagnés de petits légumes variés et colorés. La table était belle et les mets, appétissants. Il y avait bien un dessert, mais les enfants préféraient le chocolat à venir.

Après le repas, on sortait enfin le chocolat. Les lapins et les poules en chocolat émerveillaient les enfants. En ouvrant la boîte, on découvrait un superbe lapin entouré de paille fait de bouts de papier multicolores. Si vous aviez trois ans, le lapin avait votre taille ! L’intérieur était vide, mais ça représentait tout de même beaucoup de chocolat. Chacun avait sa méthode. Les uns commençaient par les oreilles, les autres, par les pieds. Il ne fallait surtout pas, du moins au début, briser le lapin. Les restes duraient une semaine, parfois deux.

Jeunes adultes, les enfants se rendent chez les parents pour le repas de Pâques. Ils apportent des fleurs et du chocolat. La table est celle que l’on a toujours connue, traditionnelle et généreuse. Des années plus tard, la mère, veuve, insistera encore pour recevoir les enfants, mais les chocolats seront remplacés par des billets de loterie.




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