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Gaz de schiste
L'extraction classique du gaz naturel consiste à extraire le gaz emprisonné dans une sorte de poche sous terre. Avec cette méthode, relativement peu dispendieuse, environ 75 % du gaz est récupéré. Ces poches deviennent de plus en plus rares, d'où l'exploitation du gaz de schiste. Plus complexe à extraire, on ne récupère qu'environ 20 % du gaz de schiste.
Le schiste est une roche ressemblant à de l'ardoise. L'étanchéité de cette roche empêche le gaz naturel de s'en échapper. De nouvelles techniques permettent maintenant d'extraire le gaz du schiste à moindre cout. Au Québec, on retrouve une concentration de schiste entre Montréal et Lévis (en face de Québec) sur la Rive-Sud du fleuve Saint-Laurent.
Parmi les dangers associés à l'exploitation du gaz de schiste, mentionnons le risque d'émission d'un gaz explosif et toxique. L'exploitation nécessite une grande quantité d'eau. Comment disposer de cette eau contaminée ? De plus, les tonnes de produits chimiques utilisés pour extraire le gaz de la roche risquent de contaminer le sol et la nappe phréatique.
En 2009, la ville de New York a interdit le forage d'une grande partie de la région afin de protéger l'aqueduc. En avril 2010, l'état de New York a mis un moratoire sur l'extraction du gaz de schiste afin d'étudier les effets de l'exploitation sur l'environnement.
L.D.
10 octobre 2010
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