Le 17 décembre 1999, par sa résolution 54/134, l'Assemblée générale a proclamé le 25 novembre Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, et a invité les gouvernements, les organisations internationales et les organisations non gouvernementales à organiser ce jour-là des activités conçues pour sensibiliser l'opinion au problème.
Les militants en faveur des droits des femmes ont choisi en 1981 la date du 25 novembre comme journée de lutte contre la violence, en mémoire des trois soeurs Mirabal, militantes dominicaines brutalement assassinées sur les ordres du chef de l'État, Rafael Trujillo (1930-1961).
Selon le rapport, les causes de la violence à l’égard des femmes, particulièrement des sévices sexuels commis pendant un conflit armé, varient. La violence sexuelle peut se manifester de manière arbitraire, sans but préconçu, résultant de l’effondrement des systèmes sociaux et moraux. Elle peut également être perpétrée de manière systématique afin de déstabiliser les populations et détruire les liens qui unissent des communautés, promouvoir le nettoyage ethnique, exprimer la haine pour l’ennemi ou fournir des services sexuels aux combattants. En Bosnie, par exemple, le viol public des femmes et des fillettes a précédé la fuite ou l’expulsion de populations musulmanes entières de leur village, et les stratégies de nettoyage ethnique comprenaient la fécondation forcée. Au Rwanda, les extrémistes hutus ont encouragé le viol collectif et la mutilation sexuelle des femmes tutsies, leur transmettant parfois le sida de manière délibérée.
Nations Unies27 mai 2008